Prochaine soirée découverte le 17 septembre 2016 ! :)

mardi 22 mars 2011

Mahamoth 2nd Edition [Test]



Un petit retour de test sur Mahamoth 2nd Edition édité par les XII Singes d'après l'œuvre du Grümph. Il y a trois grosses différences entre les deux versions. Tout d'abord le système de jeu, la première édition est motorisée par Barbarian of Lemuria, la seconde par le système dK. Les deux autres différences sont l'ajout d'une campagne complète et d'un écran plutôt sympa dans l'édition des XII Singes.

Scénario de référence
Le scénario de référence est un développement en une séance du principal secret concernant le vaisseau-horde Kukche. Je l'ai fait jouer à trois groupes différents dont un groupe avec une majorité de débutants qui ne connaissaient pas ou peu le jeu de rôle et deux groupes de joueurs expérimentés. La trame n'est pas linéaire, chaque groupe l'a résolu de manière différente ce qui a permis de tester différents aspects du jeu.

Le dK, un système faillible
Mahamoth 2ème édition utilise une simplification du système dK, mécanique qui utilise un d20 auquel on ajoute le score de la compétence désirée (niveau dans la compétence plus score de deux caractéristiques associées). Pour éviter que vos parties ne dérivent invariablement en Benny Hill clownesque, je recommande d'utiliser plutôt 2d10 que 1d20, ce qui évitera les échecs critiques trop fréquents qui peuvent parfois servir la dramatique mais qui, en cas de répétition abusive, nuisent gravement au déroulement du jeu. De plus, le résultat sur 2d10 est plus homogène. Autre point de règle assez difficile à gérer, les chocs K et contres-coups K. Si on applique systématiquement le contre-coup, cela devient très vite un désavantage que l'on finit par laisser de coté, or l'utilisation d'un choc K est censé être un atout notamment parce qu'il a un avantage qui permet de l'utiliser plus fréquemment. Je recommande simplement de n'utiliser le contre-coup K que de manière (très) parcimonieuse et uniquement pour rajouter un ressort dramatique à l'histoire. Je trouve d'ailleurs la table des contres-coups très minimaliste. D'autres points mériteraient un plus grand développement comme l'omnipotente caractéristique intelligence ou encore l'association de caractéristiques quelque peu étonnante à certaines compétences (FOR/CON pour acrobatie par exemple)…

Un univers qui a plu
Globalement l'univers a plu à tous, les oppositions fortes (intérieurs vs extérieurs, technologie vs archaïsme, progrès vs obscurantisme, système de castes...) ont été bien perçues et saisies. On n'a pas pu éviter les blagues à répétition sur les termes parfois cocasses du jeu (tout groupe confondu). Puis vient la question à mon avis essentielle : "Tordus" ou pas "Tordus" ? Je rappel qu'un tordu est un membre de la caste la plus basse qui soit et est atteint de diverses tares (physiques, mentales, sociales...). En tant que joueur, l'idée même d'en incarner un représentait un défi intéressant et j'étais curieux de voir comment les joueurs allaient s'en sortir... Eh bien, cela n'a pas été si aisé... Le plus facile est peut-être d'omettre les tares pour une initiation ou alors d'avoir un groupe dûment averti. Le jeu grouille de très bonnes idées mais il manque des tas d'infos quasi-essentielles (peuples E & S, seigneurs Simérines...) qui font que l'on est parfois démuni. Heureusement, pour contrebalancer cela, les pitches de scénarii par vaisseau-horde permettent de démarrer facilement.

Conclusion
J'adore l'univers, le contexte, l'idée de départ. J'aime moins le système de règle peu adapté. Je déplore le manque d'informations cruciales sur l'univers mais, compte tenu du format des livrets, c'est tout à fait compréhensible. Niveau pratique du jeu, je suis plus sceptique, après trois essais et même si le bilan est loin d'être négatif, on a quand même bien rigolé, les parties ont rarement été dans le ton que j'espérais initialement ou que le jeu devait imposer. Cela nécessite sans doute pas mal de préparation coté MJ et un effort de présentation pour les joueurs. En somme, c'est un très bon jeu à lire mais la mise en pratique peut s'avèrer difficile.

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